L’expédition Païtiti 2016

Depuis la fin de l’année 2014, Thierry Jamin et le groupe Inkari n’ont de cesse de mettre tout en oeuvre pour organiser le plus tôt possible leur décisive campagne d’exploration de la montagne carrée et officialiser peut-être l’existence de la reine des cités perdues sud-américaines.

Sous la direction de l’archéologue péruvien Hilbert Sumire Bustincio, Thierry Jamin présente le 20 janvier 2015, au Ministère de la Culture, un projet de recherche intitulé «Proyecto de Investigación Arqueológica sin Excavación. Reconocimiento Sistemático de Superficie en las Fuentes del Río Ticumpinia. Zona Silvestre del Santuario Nacional de Megantoni – Provincia de La Convención – Región Cusco».

Thierry---03L’explorateur français et son groupe espèrent réaliser cette exploration déterminante dès la saison suivante. Mais les démarches s’enlisent. Et le temps passe. L’année 2015 est par ailleurs secouée par le phénomène climatique d’El Niño, marqué par des pluies diluviennes en pleine saison sèche, sur toute la forêt amazonienne. Thierry doit finalement renoncer à l’organisation de sa campagne «Inkari 2015», d’autant plus que le permis du Ministère de la Culture n’est finalement accordé à son groupe qu’au debut de l’année… 2016 ! Soit près de un an après avoir déposé leur projet de recherche auprès de la Direction Régionale de Culture de Cusco !

L’opération tant attendue est donc programmée pour l’année suivante. Elle marquera sans doute un tournant dans la recherche de Païtiti.

Après une première phase de reconnaissance aérienne en basse altitude, réalisée en début d’année 2016, à bord d’une avionnette, la campagne d’exploration proprement dite peut s’organiser.

Appuyée par les Matsiguengas de la communauté de Timpía, l’exploration de terrain se déroulera entre juin et août 2016. La date exacte du départ n’est pas encore connue. Elle dépendra du financement de l’opération et sera fixée vers le mois d’avril prochain.

D’une durée de trois semaines, l’expédition tentera d’atteindre la montagne carrée directement par hélicoptère. Thierry et son groupe quitteront Cusco en 4X4, en direction de la petite localité de Kiteni, dans la province de La Convención, au nord du département de Cusco. C’est leur point de rendez-vous avec les Natifs de Timpía.

L’équipe sera constituée d’une vingtaine de membres : archéologues, plongeurs, représentants des autorités péruviennes, une équipe de tournage, pilote de drone, cuisinier et porteurs.

Les véhicules prendront ensuite la direction de Quillabamba, capitale provinciale de La Convención.

018Au jour convenu, un hélicoptère d’une compagnie privée viendra chercher l’équipe et la logistique en direction de la zone de recherche. Arrivé au «point rouge», l’appareil déposera l’équipe et le matériel en nacelle en un lieu déterminé (encore confidentiel !) à proximité immédiate de la montagne carrée.

Puis, installation du camp de base à quelques centaines de mètres de la montagne, près de l’un des «lacs jumeaux».

La phase d’exploration pourra alors débuter et devrait durer trois semaines : exploration méthodique du sommet de la montagne carrée et des abords des lacs. Exploration sous-marine des lacs au moyen d’un robot automatique (ROV) et d’un plongeur professionnel.

Dans une dernière étape, l’hélicoptère reviendra récupérer le matériel et le groupe en direction de Quillabamba. Puis retour à Cusco en 4X4.

170La région explorée, particulièrement difficile d’accès, nécessitera une préparation technique et un entraînement physique adaptés à un milieu naturel particulièrement accidenté : rivières tumultueuses, exploration de la forêt primaire, ascensions de montagnes à 3 000 mètres, exploration soumarine, etc.

C’est non seulement la capitale amazonienne des Incas, mais c’est aussi un territoire entier qui, jusqu’alors vierge de toutes données archéologiques, se révèle peu à peu à la science moderne. Une nouvelle page de l’histoire oubliée de l’Amérique du Sud va bientôt sortir des oubliettes du passé…

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